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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
La garantie de bon fonctionnement couvre les équipements que l'on peut retirer sans abîmer le bâti : chauffe-eau, volets roulants, VMC, robinetterie. Voici sa durée exacte, ce qui entre dedans, ce qui bascule en décennale, et comment réagir quand un client vous appelle 18 mois après la réception.

Un client vous appelle dix-huit mois après la fin du chantier : son volet roulant ne remonte plus. Vous n'avez rien à voir avec la panne d'un moteur fabriqué à l'autre bout de l'Europe, et pourtant c'est bien vous qu'il appelle. Il a raison de le faire, et c'est la garantie biennale qui l'y autorise.
Réponse rapide
La garantie biennale, ou garantie de bon fonctionnement (article 1792-3 du code civil), engage l'artisan pendant 2 ans minimum après la réception des travaux sur les éléments d'équipement dissociables du bâti : chauffe-eau, volets roulants, VMC, robinetterie, radiateurs. Si l'équipement tombe en panne dans ce délai sans faute du client, l'artisan doit le réparer ou le remplacer à ses frais. Elle se distingue de la garantie de parfait achèvement (1 an, tous désordres signalés) et de la décennale (10 ans, désordres graves).
Son nom officiel dans le code civil est garantie de bon fonctionnement, et il décrit mieux la réalité que le mot « biennale », qui ne dit rien de plus que sa durée. L'article 1792-3 prévoit que les éléments d'équipement d'un ouvrage font l'objet d'une garantie de bon fonctionnement d'une durée minimale de deux ans à compter de la réception.
Deux mots comptent dans cette phrase. « Bon fonctionnement » : la question n'est pas de savoir si l'équipement est beau ou bien posé, mais s'il fonctionne comme il devait fonctionner. Et « minimale » : le code fixe un plancher. Un contrat peut allonger la garantie, jamais la réduire, et une clause qui la ramènerait à douze mois serait écartée par un juge.
Le point de départ est la date de réception, celle qui figure sur le procès-verbal signé avec le client. C'est encore un cas où le document de réception décide de tout : sans écrit daté, vous laissez un juge fixer lui-même ce point de départ, avec les conséquences détaillées dans notre guide du procès-verbal de réception de travaux.
Le critère est technique : l'élément est-il dissociable de l'ouvrage ? Autrement dit, peut-on le démonter, le déposer ou le remplacer sans détériorer le bâti qui l'entoure ? Si oui, on est dans la biennale. Si non, l'élément fait corps avec l'ouvrage et son sort suit celui du gros œuvre.
| Couvert par la biennale (dissociable) | Hors biennale (indissociable ou finition) |
|---|---|
| Chauffe-eau, ballon d'eau chaude, chaudière murale | Canalisations encastrées dans une dalle ou une cloison |
| Volets roulants, stores, portes intérieures | Menuiseries extérieures scellées, fenêtres posées en tunnel |
| VMC, climatisation, interphone, alarme | Étanchéité de toiture, isolation intégrée au bâti |
| Robinetterie, radiateurs, sanitaires | Enduits, chape, carrelage collé |
| Faux plafond démontable, cloison amovible | Peinture, papier peint, revêtement de sol collé |
La colonne de droite ne signifie pas que vous n'êtes plus responsable. Elle signifie que la responsabilité passe par un autre régime : la garantie de parfait achèvement pendant la première année pour tout ce qui est signalé, la garantie décennale si le désordre est assez grave pour compromettre la solidité ou l'usage du logement, et la responsabilité contractuelle de droit commun dans les autres cas.
C'est la nuance qui coûte le plus cher, et elle prend tout son sens au bout de la troisième année, quand le client découvre que sa biennale est expirée et cherche un autre fondement.
Le raisonnement retenu par la jurisprudence est le suivant : un équipement défaillant peut relever de la responsabilité décennale lorsque son dysfonctionnement rend l'ouvrage dans son ensemble impropre à sa destination. Une VMC qui ne fonctionne pas et provoque des moisissures généralisées dans un logement, une chaudière hors service qui rend un appartement impossible à chauffer en hiver : le désordre porte sur un équipement dissociable, mais ses conséquences touchent l'habitabilité du bien.
En pratique, retenez la logique plutôt que le nom de la garantie :
Cette frontière est mouvante et se juge au cas par cas, sur la gravité des conséquences constatées. Devant un client qui invoque la décennale pour un équipement, la bonne réaction n'est pas de trancher soi-même le débat juridique mais de prévenir votre assureur : c'est lui qui qualifie le sinistre, et lui qui paiera s'il est décennal.
Les trois garanties partent de la même date et se chevauchent pendant les premiers mois. Un même désordre peut donc relever de deux régimes à la fois pendant la première année.
| Garantie | Durée | Objet | Assurance obligatoire ? |
|---|---|---|---|
| Parfait achèvement | 1 an après réception | Tous les désordres signalés, réserves comprises, y compris les finitions | Non |
| Biennale (bon fonctionnement) | 2 ans minimum | Éléments d'équipement dissociables du bâti | Non, extension facultative |
| Décennale | 10 ans | Désordres compromettant la solidité ou la destination de l'ouvrage | Oui, avant l'ouverture du chantier |
La dernière colonne est celle que les artisans regardent le moins et qui change le plus les choses. Seule la décennale est adossée à une assurance obligatoire, avec les mentions correspondantes à imprimer sur chaque devis et chaque facture (voir les 47 mentions obligatoires d'un devis artisan). Pour la biennale, vous êtes tenu par la loi même sans assurance : si votre contrat ne comporte pas d'extension biennale, la réparation sort de votre trésorerie.
C'est aussi pour cela que le profil entreprise de Chantiq distingue le champ garantie_biennale du champ assurance_decennale : ce sont deux couvertures différentes, et le fait d'en afficher une ne dispense pas de l'autre.
L'appel arrive presque toujours par téléphone, souvent au mauvais moment, et la tentation est de répondre « ce n'est pas moi, c'est le fabricant ». Juridiquement, cette réponse ne vous protège pas : le client s'adresse à l'artisan qui a posé l'équipement, et c'est à vous, ensuite, de vous retourner vers votre fournisseur au titre de la garantie du fabricant.
La marche à suivre qui limite les dégâts :
Ce dernier point est la vraie raison pour laquelle un devis détaillé, avec les références des équipements posés, vous sert bien après la signature. Une ligne « fourniture et pose d'un chauffe-eau » sans marque ni référence transforme une demande de garantie en enquête. Nos exemples de rédaction sont détaillés dans le guide comment faire un devis.
Non, et la confusion est fréquente. La retenue de garantie de 5 % est un mécanisme financier distinct, prévu par la loi du 16 juillet 1971, qui suit le calendrier de la garantie de parfait achèvement : elle est libérée un an après la réception si aucune réserve n'a été levée. Son régime complet est détaillé dans notre article sur la retenue de garantie sur travaux.
Autrement dit, à l'entrée dans la deuxième année, le client ne détient plus aucune somme de vous. S'il veut faire jouer la biennale, il doit vous demander une intervention, pas conserver une partie du prix. Un client qui bloque un solde de facture en invoquant un équipement défaillant sort du cadre légal, et cette situation se traite comme un impayé classique : voir relance de facture impayée puis, si nécessaire, la mise en demeure.
Quelques habitudes réduisent nettement le risque biennal, et aucune ne demande de temps supplémentaire une fois qu'elles sont en place.
Détaillez les équipements dans le devis, avec marque et référence. Cela sert à la garantie fabricant, à la qualification du sinistre et à la revente du même chantier chez un autre client.
Remettez au client les notices et les conditions de garantie des équipements, et notez cette remise dans le procès-verbal de réception. Un client informé de l'entretien à réaliser ne peut plus invoquer un défaut qui vient d'un manque d'entretien.
Vérifiez ce que votre contrat d'assurance couvre réellement. La biennale est souvent une extension facultative, parfois absente des contrats les moins chers. Le sujet du coût de ces couvertures est traité en détail dans notre guide du prix d'une assurance décennale.
Vos garanties et vos assurances se renseignent une seule fois dans Chantiq, puis s'impriment automatiquement sur chaque devis et chaque facture, avec les bonnes mentions légales et les bons taux de TVA. Les références des équipements posés restent dans l'historique du projet, disponibles deux ans plus tard quand un client rappelle. Décrivez votre chantier par texte, voix ou photo, l'IA génère le document conforme en 2 minutes. Testez Chantiq.
La garantie biennale, ou garantie de bon fonctionnement, est prévue par l'article 1792-3 du code civil. Elle engage l'artisan pendant au moins 2 ans après la réception des travaux sur les éléments d'équipement dissociables du bâti, c'est-à-dire ceux que l'on peut démonter ou remplacer sans détériorer l'ouvrage : chauffe-eau, volets roulants, VMC, robinetterie, radiateurs.
Deux ans minimum à compter de la date de réception des travaux, celle qui figure sur le procès-verbal. Le code civil fixe un plancher, pas un plafond : un contrat peut prévoir une durée plus longue, jamais plus courte. Une clause qui ramènerait la garantie à un an est réputée non écrite.
La biennale (2 ans) porte sur les équipements dissociables du bâti et sur leur bon fonctionnement. La décennale (10 ans) porte sur les désordres graves qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Un volet roulant bloqué relève de la biennale ; une charpente qui s'affaisse relève de la décennale.
Oui, si la panne apparaît dans les deux ans suivant la réception et qu'elle ne résulte pas d'un mauvais usage ou d'un défaut d'entretien du client. Le volet roulant est l'exemple type de l'élément d'équipement dissociable : on peut le remplacer sans toucher au mur. L'artisan doit alors le réparer ou le remplacer à ses frais.
La garantie elle-même est légale et s'impose sans que vous ayez à la souscrire : elle découle du code civil dès que vous posez un équipement. En revanche, contrairement à la décennale, l'assurance qui la couvre n'est pas obligatoire. Beaucoup de contrats d'assurance construction proposent une extension biennale en option, à vérifier ligne par ligne dans le vôtre.
Non. La peinture, le papier peint ou un revêtement collé ne sont pas des éléments d'équipement dissociables : ils font corps avec le support. Un défaut de peinture signalé dans l'année suivant la réception relève de la garantie de parfait achèvement, et au-delà de la responsabilité contractuelle de droit commun, sauf si le désordre est assez grave pour rendre le logement impropre à sa destination.
Par une demande écrite adressée à l'artisan avant la fin des deux ans, de préférence en lettre recommandée avec accusé de réception, décrivant l'équipement concerné et le dysfonctionnement constaté. C'est cette date d'envoi qui compte pour interrompre le délai. Si l'artisan ne répond pas, le client peut saisir le tribunal judiciaire dans la limite du délai de deux ans.
Décrivez votre chantier par texte, voix ou photo. L'IA fait le reste.