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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
Obligatoire pour tous les artisans du bâtiment, sans exception de statut. Voici ce qu'elle couvre vraiment, ce qu'elle ne couvre pas, ce que vous risquez sans elle, et comment la mentionner correctement sur un devis et une facture.

Un client qui refuse de payer le solde d'un chantier au motif qu'aucune assurance décennale n'apparaît sur le devis n'a pas tort : c'est une mention obligatoire, pas un détail administratif. Et pourtant, la garantie décennale reste l'un des sujets les plus mal compris du bâtiment français, entre ce qu'elle couvre réellement, ce qu'elle coûte, et ce qu'on risque à travailler sans.
Réponse rapide
La garantie décennale est une obligation légale (article 1792 du code civil) qui engage tout artisan du bâtiment pendant 10 ans après la réception des travaux, pour les désordres graves touchant la solidité ou la destination de l'ouvrage. Elle doit être couverte par une assurance décennale souscrite avant le chantier, mentionnée sur chaque devis et facture, et s'applique sans exception aux auto-entrepreneurs. Travailler sans expose à une amende pouvant atteindre 75 000 € et 6 mois de prison.
La garantie décennale est une responsabilité légale, pas un simple produit d'assurance parmi d'autres. Elle trouve sa source dans l'article 1792 du code civil, qui dispose que tout constructeur d'un ouvrage est responsable de plein droit, pendant 10 ans à compter de la réception des travaux, des dommages qui :
La loi Spinetta de 1978 a rendu obligatoire, en complément de cette responsabilité, la souscription d'une assurance décennale avant l'ouverture de tout chantier. En clair : la garantie décennale est l'obligation légale de réparer ; l'assurance décennale est l'outil qui permet de l'honorer sans mettre en péril l'entreprise à chaque sinistre.
Tous les corps de métier du bâtiment, sans exception liée à la taille de l'entreprise ou au statut juridique : maçon, charpentier, couvreur, plombier, électricien, menuisier, peintre dès lors que ses travaux touchent au gros œuvre ou à l'étanchéité, chauffagiste. La liste précise des activités couvertes est propre à chaque contrat d'assurance, mais le principe ne souffre aucune dérogation par statut.
C'est un point que beaucoup d'artisans découvrent trop tard : être auto-entrepreneur ne dispense de rien. L'obligation s'applique à quiconque réalise des travaux de construction, qu'il facture 5 000 € ou 500 000 € de chiffre d'affaires par an. Le détail des règles propres à ce statut (TVA, mentions simplifiées) est traité dans notre guide devis auto-entrepreneur ; la décennale, elle, ne change pas d'un statut à l'autre.
Elle est souvent confondue avec deux autres garanties qui coexistent sur un même chantier, chacune avec sa propre durée et son propre objet :
| Garantie | Durée | Ce qu'elle couvre |
|---|---|---|
| Garantie de parfait achèvement | 1 an après réception | Tous les désordres signalés par le client, y compris les finitions, qu'ils aient été notés à la réception ou dans l'année qui suit |
| Garantie biennale (bon fonctionnement) | 2 ans après réception | Les éléments d'équipement dissociables du bâti : chauffe-eau, volet roulant, VMC, robinetterie |
| Garantie décennale | 10 ans après réception | Les désordres graves compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination |
À ne pas confondre avec la retenue de garantie, qui n'est pas une garantie légale mais une somme d'argent conservée par le client jusqu'à la levée des réserves, plafonnée à 5 % et libérée un an après la réception. Son régime est détaillé dans notre article sur la retenue de garantie sur travaux.
Ces trois garanties partent toutes de la même date : celle de la réception. C'est dire l'importance du document qui la constate, dont le contenu et les pièges sont détaillés dans notre guide sur le procès-verbal de réception de travaux. Sans écrit daté, le point de départ de vos dix ans peut être fixé par un juge, à partir d'indices comme la prise de possession des lieux et le paiement du solde.
Ce tableau reprend une distinction déjà présente dans le profil entreprise de Chantiq : le champ garantie_biennale existe séparément du champ assurance_decennale, précisément parce que ce sont deux garanties distinctes à faire apparaître correctement sur vos documents.
Ce que la décennale ne couvre pas : les malfaçons purement esthétiques sans conséquence structurelle, l'usure normale des matériaux, les dommages résultant d'un défaut d'entretien imputable au client, et plus généralement tout ce qui ne compromet ni la solidité ni la destination de l'ouvrage. Un carrelage mal aligné relève d'un litige commercial classique, pas d'un sinistre décennal.
L'absence totale d'assurance décennale n'est pas une simple négligence administrative : c'est un délit pénal, prévu par l'article L243-3 du code des assurances. La sanction encourue peut atteindre 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement, pour la personne physique ou le représentant légal de la personne morale. La prescription pénale est de 3 ans à compter de l'ouverture du chantier.
Dans les faits, les peines réellement prononcées par les tribunaux correctionnels sont souvent bien en deçà de ce plafond, plutôt de l'ordre de 2 000 à 5 000 € avec ou sans sursis dans la majorité des dossiers jugés. Le plafond de 75 000 € existe, mais il correspond aux cas les plus lourds, pas à la sanction moyenne. Ce qui expose le plus concrètement un artisan au quotidien, c'est surtout le risque civil : devoir indemniser un sinistre décennal de sa poche, sans couverture, sur un chantier qui peut coûter bien plus cher que l'amende elle-même.
C'est le point le plus souvent négligé, et celui qui a le plus de conséquences concrètes pour un artisan. L'article 22-2 de la loi n° 96-603 du 5 juillet 1996, dans sa rédaction issue de la loi n° 2014-626 du 18 juin 2014, impose de faire figurer sur chaque devis et chaque facture d'un artisan soumis à l'obligation décennale :
L'absence de ces mentions expose à une amende administrative de la DGCCRF pouvant atteindre 3 000 € pour une personne physique et 15 000 € pour une personne morale (Code de la consommation), les mêmes montants que pour toute autre mention obligatoire manquante sur un devis, détaillés dans notre guide des 47 mentions obligatoires d'un devis artisan. Ces mentions sont identiques côté facture : rien ne change entre le devis et le document qui en découle.
Un devis ou une facture sans mention de l'assurance décennale n'est pas seulement irrégulier sur le plan administratif : c'est aussi le premier point qu'un client averti (ou son avocat, en cas de litige) va vérifier avant de contester le paiement.
Dans Chantiq, les informations d'assurance décennale se renseignent une seule fois, dans le profil entreprise (voir configurer mon entreprise), puis s'impriment automatiquement sur chaque devis et chaque facture générés, sans ressaisie. L'artisan n'a pas à se souvenir d'ajouter la mention chantier après chantier : elle fait partie du document dès sa génération, au même titre que les bons taux de TVA appliqués ligne par ligne.
Il n'existe pas de tarif unique : le prix dépend du corps de métier, du chiffre d'affaires déclaré, de l'ancienneté de l'entreprise et de son historique de sinistres. Au moment de la rédaction (juillet 2026), les fourchettes couramment observées vont d'environ 60 € à plus de 300 € par mois, avec des écarts marqués selon l'activité :
Ces montants évoluent vite et varient d'un assureur à l'autre : vérifiez toujours une offre à jour plutôt que de vous fier à une fourchette lue dans un article, y compris celui-ci. Les fourchettes détaillées corps de métier par corps de métier, les critères de calcul de la prime et les leviers de négociation sont réunis dans notre guide du prix d'une assurance décennale.
Rien ne change sur le principe : un auto-entrepreneur du bâtiment est soumis à exactement la même obligation qu'une SARL ou une entreprise individuelle classique. Il n'existe aucun seuil de chiffre d'affaires en dessous duquel la décennale deviendrait facultative, et aucune dérogation liée au régime micro-fiscal.
Ce qui change concrètement pour un auto-entrepreneur :
Le détail de ce statut, prix au démarrage compris, est traité à part dans notre guide de l'assurance décennale en auto-entrepreneur.
Deux situations reviennent souvent en pratique, et méritent d'être tranchées clairement :
En sous-traitance, chaque sous-traitant doit avoir sa propre garantie décennale pour les travaux qu'il réalise. L'assurance de l'entrepreneur principal ne couvre pas les fautes de ses sous-traitants : avant de confier un lot à un sous-traitant, vérifier son attestation décennale n'est pas une formalité optionnelle (voir notre guide attestation d'assurance décennale, l'obtenir et la vérifier), c'est ce qui évite de porter seul la responsabilité d'un sinistre qui n'est pas le vôtre.
Si l'entreprise a cessé son activité au moment où un désordre décennal apparaît, l'obligation ne s'éteint pas avec elle : la garantie est attachée au chantier, pas à la survie de l'entreprise. Si l'assureur reste identifiable, le client (ou l'assureur dommages-ouvrage qui l'a indemnisé en amont) peut se retourner directement contre lui, dans la limite des 10 ans suivant la réception.
Les deux garanties se répondent, mais concernent deux parties différentes du chantier : la décennale est l'assurance du constructeur (obligatoire pour l'artisan), qui n'intervient qu'après que sa responsabilité a été établie. La dommages-ouvrage, elle, est l'assurance du maître d'ouvrage (le client, obligatoire pour lui dans certains cas de construction neuve), qui permet une indemnisation rapide, avant même qu'un tribunal ou une expertise ait statué sur les responsabilités. L'assureur dommages-ouvrage se retourne ensuite contre l'assureur décennal de l'artisan responsable. Pour l'artisan, l'existence d'une dommages-ouvrage côté client ne dispense en rien de sa propre obligation de décennale : ce sont deux polices distinctes, sur deux parties différentes du contrat. Les délais d'indemnisation, le recours subrogatoire et le cas du client non assuré sont détaillés dans notre comparaison décennale ou dommages-ouvrage.
| Sujet | Ce que vous y trouvez |
|---|---|
| Garantie de parfait achèvement | La première année après la réception, la levée des réserves, les travaux exécutés à vos frais |
| Garantie biennale | Les 2 ans sur les équipements dissociables, et quand une panne bascule en décennale |
| Prix d'une assurance décennale | Les fourchettes 2026 par corps de métier et les critères de calcul de la prime |
| Assurance décennale auto-entrepreneur | L'absence de dérogation liée au statut, le coût au démarrage, les erreurs fréquentes |
| Décennale ou dommages-ouvrage | Qui souscrit quoi, dans quel ordre les assureurs paient, et si le client n'a rien souscrit |
| Attestation d'assurance décennale | Le document à fournir, son contenu obligatoire, et comment repérer une fausse |
Pas besoin de ressaisir votre assurance décennale à chaque devis. Chantiq l'enregistre une seule fois et l'imprime automatiquement sur chaque devis et chaque facture générés, avec les bonnes mentions légales et les bons taux de TVA. Décrivez votre chantier par texte, voix ou photo, et laissez l'IA générer un document 100 % conforme en 2 minutes. Testez Chantiq.
La garantie décennale est une obligation légale (article 1792 du code civil) qui engage la responsabilité de tout constructeur, y compris un artisan, pendant 10 ans après la réception des travaux, pour les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Elle doit être couverte par une assurance décennale souscrite avant le début du chantier.
Elle couvre les désordres graves qui apparaissent dans les 10 ans suivant la réception : ceux qui compromettent la solidité de l'ouvrage (fissures structurelles, affaissement de toiture) et ceux qui le rendent impropre à sa destination (infiltrations rendant un logement inhabitable, défaut d'étanchéité majeur). Elle ne couvre pas les finitions esthétiques, l'usure normale ou les dommages liés à un défaut d'entretien du client.
Demandez-lui son attestation d'assurance décennale en cours de validité : elle mentionne l'assureur, le numéro de contrat, les activités couvertes et la période de validité. Cette information doit aussi figurer directement sur son devis. En cas de doute, vous pouvez appeler l'assureur indiqué pour vérifier que le contrat est bien actif au moment du chantier.
L'assurance décennale reste due même si l'entreprise a fermé, car elle a un caractère obligatoire attaché au chantier et non à la durée de vie de l'entreprise : la garantie court pendant 10 ans indépendamment de la survie de l'artisan ou de sa société. En pratique, si l'assureur est identifiable, le client (ou l'assureur dommages-ouvrage qui l'a indemnisé) se retourne directement contre lui.
La garantie décennale (10 ans) couvre les désordres graves affectant la solidité ou la destination de l'ouvrage. La garantie biennale, ou garantie de bon fonctionnement (2 ans), couvre les éléments d'équipement dissociables du bâti : un chauffe-eau, un volet roulant, une VMC. Une chaudière qui tombe en panne relève en général de la biennale, une charpente qui s'affaisse relève de la décennale.
Oui, sans aucune exception liée au statut. L'obligation d'assurance décennale s'applique à quiconque réalise des travaux de construction, que l'activité soit exercée en micro-entreprise, en société ou en nom propre. Un auto-entrepreneur qui travaille sans décennale s'expose exactement aux mêmes sanctions pénales qu'une entreprise du bâtiment classique.
Chaque sous-traitant doit souscrire sa propre garantie décennale pour les travaux qu'il réalise. La décennale de l'entrepreneur principal ne couvre pas les fautes de ses sous-traitants : en cas de sinistre lié à un lot sous-traité, c'est l'assurance du sous-traitant qui doit intervenir, ce qui suppose de vérifier son attestation avant de signer le contrat de sous-traitance.
La décennale est l'assurance du constructeur (obligatoire pour l'artisan), qui indemnise après mise en cause de sa responsabilité. La dommages-ouvrage est l'assurance du maître d'ouvrage (le client, obligatoire pour lui dans certains cas de construction neuve), qui permet une indemnisation rapide, avant même qu'un tribunal ait statué sur les responsabilités. L'assureur dommages-ouvrage se retourne ensuite contre l'assureur décennal du responsable.
Décrivez votre chantier par texte, voix ou photo. L'IA fait le reste.