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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
Un devis daté, signé et accompagné de la mention « bon pour accord » vaut contrat. Mais que se passe-t-il si le client signe sans écrire la formule, ou accepte par mail ? Ce qui fait réellement la valeur juridique d'un devis accepté, papier ou électronique.

Vous envoyez un devis, le client répond « ok pour moi » par SMS, ou signe sur son téléphone via un lien. Est-ce que ça vaut la même chose qu'un devis papier avec « bon pour accord » écrit à la main ? La question revient souvent, parce que la mention elle-même est moins importante que ce qu'elle est censée prouver : que le client a bien compris et accepté le prix et l'étendue des travaux.
Réponse rapide
« Bon pour accord » est la mention par laquelle un client accepte un devis, qui devient alors un contrat engageant les deux parties. Ce n'est pas la formule qui crée cet engagement, mais la signature : une signature électronique fiable (articles 1366-1367 du Code civil) a la même valeur qu'une signature manuscrite. Sans la mention mais avec une signature claire, le devis engage tout de même le client.
C'est la formule par laquelle un client exprime son acceptation explicite d'un devis : il s'engage à faire réaliser les travaux décrits et à les payer au prix convenu, tandis que l'artisan s'engage à les réaliser dans les conditions fixées. Datée et signée, cette mention transforme un simple document commercial en contrat qui engage les deux parties. C'est le moment charnière du cycle de vente : avant, le client peut négocier ou renoncer librement ; après, le devis vaut engagement ferme.
Notre guide sur les mentions obligatoires d'un devis d'artisan et notre exemple de devis commenté mentionnent tous les deux cette étape, sans forcément détailler ce qui la rend valide juridiquement. C'est l'objet de cet article.
Non, et c'est un point souvent mal compris. L'obligation d'apposer une mention manuscrite précise pour valider certains types d'engagements a été supprimée du Code civil en 1980. Depuis, aucune formule particulière n'est imposée par la loi pour accepter un devis : c'est la signature qui crée juridiquement le contrat, pas les mots qui l'accompagnent.
Si un client signe un devis sans écrire « bon pour accord », le devis reste parfaitement engageant, du moment que la signature identifie clairement le signataire et exprime son accord. La mention reste néanmoins l'usage dominant dans le bâtiment, pour une bonne raison pratique : elle lève toute ambiguïté sur ce que le client accepte réellement (le prix et l'étendue des travaux), et pas seulement le fait d'avoir reçu ou lu le document.
Aucune sur le plan juridique. Les deux formules expriment la même chose : l'acceptation explicite des conditions du devis. « Bon pour accord » reste la formule la plus utilisée dans le bâtiment par habitude professionnelle, mais rien n'empêche un client d'utiliser « lu et approuvé », « pour accord », ou toute autre formulation qui exprime sans ambiguïté son consentement.
| Élément | Rôle juridique réel |
|---|---|
| La formule (« bon pour accord », « lu et approuvé »...) | Usage professionnel, lève l'ambiguïté sur l'objet de l'accord, mais pas une obligation légale |
| La date | Fixe le point de départ du délai d'intervention et, le cas échéant, du délai de rétractation de 14 jours |
| La signature | C'est elle qui crée juridiquement l'engagement du client |
Oui, à condition que la signature électronique respecte certaines garanties. Les articles 1366 et 1367 du Code civil, issus de la loi du 13 mars 2000 et alignés sur le règlement européen eIDAS, reconnaissent à l'écrit électronique et à la signature électronique la même force probante qu'à l'écrit papier et à la signature manuscrite, à condition que le procédé utilisé identifie de façon fiable le signataire et garantisse le lien entre la signature et le document signé.
Concrètement, un devis accepté via un lien de signature électronique sécurisé (comme un lien magique envoyé par email) a la même valeur qu'un devis signé « bon pour accord » à la main sur papier. Un simple « ok » envoyé par SMS ou par email peut également valoir acceptation devant un juge, à condition de pouvoir prouver l'identité de l'expéditeur et le contenu exact du devis concerné, ce qui est nettement plus difficile à établir qu'avec une signature électronique tracée.
Notre avis
Rien de plus à faire : une signature seule, sans la formule « bon pour accord », suffit à engager le client si elle identifie clairement le signataire et accompagne le devis dans son intégralité (toutes les pages, tous les prix). Si vous voulez lever tout doute, vous pouvez simplement ajouter vous-même la mention avant de faire signer, ou demander oralement au client de confirmer qu'il accepte bien le prix et l'étendue des travaux tels que décrits, ce qui peut être noté comme échange complémentaire en cas de contestation ultérieure.
Le devis devient un contrat : le client ne peut plus revenir dessus librement, et l'artisan ne peut plus modifier les conditions sans son accord écrit. Trois situations permettent malgré tout une annulation, le droit de rétractation de 14 jours pour un particulier ayant signé hors de l'établissement de l'artisan, l'accord amiable entre les parties, et les conditions d'annulation prévues au devis lui-même : le détail complet, avec les nuances par cas, est expliqué dans notre guide peut-on annuler un devis signé.
Une fois le devis accepté, l'étape suivante est souvent le versement d'un acompte : voir notre guide sur le pourcentage d'acompte devis artisan et, côté document, comment faire une facture d'acompte.
Certains clients professionnels, entreprises générales, bailleurs ou collectivités, préfèrent formaliser leur accord par un document distinct portant leur propre numéro. Ce que ce document doit contenir et ce qu'il engage sont détaillés dans l'article sur le bon de commande.
Retour terrain
Dans Chantiq, chaque devis peut être envoyé avec un lien de signature électronique sécurisé : le client accepte en quelques clics, où qu'il soit, sans imprimer ni scanner de papier. Le devis passe alors automatiquement au statut accepté, et vous pouvez enchaîner directement sur la facture, sans ressaisir les lignes déjà validées (voir facture depuis le devis).
C'est la mention par laquelle un client exprime son acceptation ferme du devis : il s'engage à faire réaliser les travaux et à les payer au prix convenu, tandis que l'artisan s'engage à les réaliser dans les conditions décrites. Datée et signée, cette mention transforme le devis en contrat qui engage les deux parties.
Non. C'est la signature du client qui crée juridiquement le contrat, pas la formule elle-même. L'obligation d'apposer une mention manuscrite précise a été supprimée du Code civil en 1980. "Bon pour accord" reste toutefois l'usage dominant dans le bâtiment, car elle lève toute ambiguïté sur ce que le client accepte exactement : le prix et l'étendue des travaux, pas seulement la réception d'un document.
Le client écrit la mention "bon pour accord" (ou une formule équivalente comme "lu et approuvé"), la date du jour, et appose sa signature, en général directement sur le devis papier ou dans l'espace prévu à cet effet sur un devis électronique. Aucune formule légale précise n'est imposée : ce qui compte, c'est la signature elle-même.
Aucune sur le plan juridique. Les deux formules expriment la même chose, l'acceptation explicite des conditions du devis, et n'ont pas de statut légal différent l'une de l'autre. "Bon pour accord" reste la formule la plus utilisée dans le bâtiment par habitude professionnelle.
Oui, à condition que la signature électronique repose sur un procédé fiable d'identification du signataire et garantisse le lien avec le document signé (articles 1366 et 1367 du Code civil, loi du 13 mars 2000, règlement eIDAS). Une signature électronique dans ces conditions a la même force probante qu'une signature manuscrite.
Pas librement : un devis signé vaut contrat et engage les deux parties. Trois cas permettent une annulation, le droit de rétractation de 14 jours si le particulier a signé hors de l'établissement de l'artisan, l'accord amiable entre les parties, et les conditions d'annulation prévues dans le devis lui-même. Le détail complet est expliqué dans notre guide dédié.
Le client répond par écrit en indiquant clairement son acceptation (par exemple "bon pour accord" suivi de son nom et de la date), ou signe électroniquement le devis via un lien dédié. Un simple "ok" ou "c'est bon pour moi" par email peut aussi valoir acceptation devant un juge, à condition de pouvoir prouver l'identité de l'expéditeur et le contenu exact du devis accepté.
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