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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
Dans le bâtiment, le bon de commande fait souvent doublon avec le devis signé. Voici quand il sert vraiment, ce qu'il doit porter, et ce qui l'engage juridiquement.

La question revient souvent quand un artisan commence à travailler pour des entreprises générales ou des bailleurs : faut-il émettre un bon de commande, en plus du devis ? Sur les chantiers de particuliers, le sujet ne se pose presque jamais. En B2B, il arrive qu'un client refuse de payer une facture qui ne porte pas son numéro de commande.
Le bon de commande n'est ni un document réglementé en soi, ni un passage obligé. C'est un écrit qui enregistre un engagement, et la loi s'intéresse surtout à ce qu'il contient et à la façon dont il identifie votre entreprise. Voici ce qu'il faut en retenir, et surtout dans quels cas il apporte quelque chose que le devis signé n'apporte pas déjà.
Réponse rapide
Un bon de commande est l'écrit par lequel un client confirme sa commande aux conditions décrites. Aucun texte ne le rend obligatoire dans le bâtiment : le devis signé remplit le même rôle. Il doit porter les mentions d'identification de l'entreprise (SIREN, mention RCS, adresse), le détail chiffré avec la TVA, la date et les signatures. Signé, il vaut contrat et se conserve dix ans.
C'est un document commercial qui fige une commande à un instant donné. Il décrit ce qui est commandé, à quel prix, dans quels délais, et il porte la signature de celui qui commande. Rien de plus.
Le mot circule dans deux sens opposés, ce qui explique une partie de la confusion :
Le second sert tous les jours sans qu'on y pense, parce que le négoce fournit lui-même son formulaire. C'est le premier qui pose question.
Dans le bâtiment, le devis a déjà tout ce qu'un bon de commande contiendrait, et davantage. Il décrit les travaux poste par poste, il porte les quantités, les prix unitaires, les taux de TVA, la durée de validité, l'assurance décennale et les conditions de paiement. Quand le client le renvoie signé avec la mention d'acceptation, l'accord est formé.
| Devis signé | Bon de commande | |
|---|---|---|
| Détaille les travaux poste par poste | Oui, c'est sa fonction | Parfois, souvent plus sommaire |
| Porte l'assurance décennale | Obligatoire pour un artisan | Rarement |
| Porte la durée de validité de l'offre | Oui | Non pertinent |
| Émis par | L'entreprise | L'entreprise ou le client |
| Numéroté par | L'entreprise | Souvent le client, en B2B |
| Vaut contrat une fois signé | Oui | Oui |
Donc si vous avez un devis signé et daté, vous n'avez pas besoin d'un bon de commande. Le détail de la mention d'acceptation à faire porter par le client est dans notre article sur le bon pour accord sur un devis.
Restent les situations où la question se pose vraiment.
Votre client travaille par commandes numérotées. Les entreprises générales, les bailleurs sociaux, les syndics et les collectivités fonctionnent avec un processus achat : votre devis est validé en interne, puis un bon de commande portant leur numéro vous est adressé. Ce numéro devra apparaître sur votre facture, sans quoi la comptabilité fournisseurs la rejettera. Ce n'est pas une exigence légale, c'est un contrôle interne, mais il bloque le paiement aussi sûrement.
Vous exécutez des interventions répétées sur un marché ouvert. Un contrat cadre annuel avec un bailleur, par exemple, ne rechiffre pas chaque intervention : il fixe des prix unitaires, et chaque intervention est déclenchée par un bon de commande qui pioche dans ce bordereau.
Vous ajoutez des travaux en cours de chantier. Plutôt qu'un devis complémentaire complet, certains artisans font signer un bon de commande de travaux supplémentaires. C'est plus rapide, et c'est valable, à condition qu'il soit aussi précis qu'un devis sur le poste ajouté. Le sujet est traité sous un autre angle dans le compte rendu de chantier.
Il n'existe pas de liste dédiée au bon de commande comparable à celle qui encadre la facture. Ce qui s'applique, c'est le régime général des documents commerciaux : les articles R.123-237 et R.123-238 du code de commerce imposent que tout document d'affaires émis par une entreprise immatriculée porte son identification. Le manquement est sanctionné par une contravention de 4e classe.
En pratique, un bon de commande complet comporte :
| Bloc | Contenu |
|---|---|
| Émetteur | Raison sociale, forme juridique, adresse du siège, numéro SIREN, mention RCS suivie de la ville du greffe, numéro de TVA intracommunautaire si assujetti |
| Destinataire | Nom, adresse, et adresse des travaux si elle diffère |
| Identification | Numéro du bon de commande, date d'émission |
| Objet | Description des prestations et fournitures, quantité, unité, prix unitaire HT |
| Fiscalité | Taux de TVA par ligne, total HT, montant de TVA, total TTC |
| Exécution | Délai ou date d'intervention, lieu, conditions de livraison |
| Paiement | Conditions de règlement, acompte éventuel, mode de paiement |
| Accord | Date, signature du client, cachet de l'entreprise |
Deux points méritent attention pour un artisan.
Le taux de TVA par ligne vaut la peine d'être posé dès le bon de commande, et pas seulement sur la facture. Sur un chantier de rénovation, la pose peut relever du taux réduit quand la fourniture d'un équipement neuf reste à 20 %, sur la même commande. Le détail des cas figure dans le guide des taux de TVA travaux 2026.
L'acompte se négocie au moment de la commande, pas après. Le pourcentage habituel et ce qu'il couvre sont détaillés dans l'article sur l'acompte sur un devis d'artisan.
Une fois signé par le client, un bon de commande forme un contrat. Il engage le client à payer et l'entreprise à exécuter, aux conditions écrites sur le document, avec la même force qu'un devis accepté.
Ce qui en découle concrètement : le périmètre décrit sur le bon de commande devient le périmètre de votre obligation. Un descriptif court du type « rénovation salle de bain » vous expose à une lecture extensive de la part du client, qui y logera le déplacement d'une arrivée d'eau ou la reprise d'un plafond que vous n'aviez pas chiffrés. C'est vous, et pas lui, qui avez intérêt à ce que le document soit précis.
L'annulation obéit aux mêmes règles que celle d'un devis accepté. Le client ne peut pas revenir librement sur son engagement, sauf accord de votre part ou droit de rétractation applicable. Les cas sont détaillés dans peut-on annuler un devis signé.
Le bon de commande n'est jamais imposé sous ce nom, mais l'écrit préalable l'est dans plusieurs cas, et c'est là que se situe le vrai risque.
Le seuil de 150 € TTC. Pour les prestations de dépannage, de réparation et d'entretien dans le bâtiment et l'équipement de la maison, l'arrêté du 24 janvier 2017 impose un devis détaillé dès 150 € TTC, ainsi qu'à toute demande du client quel que soit le montant. Les seuils complets sont dans devis obligatoire à partir de quel montant.
La signature au domicile du client. C'est le point le plus mal connu. Un contrat signé chez le client, en foire, en salon ou à la suite d'un démarchage relève du régime des contrats conclus hors établissement. Le client dispose de quatorze jours calendaires pour se rétracter sans motif, et vous devez lui remettre un exemplaire du contrat accompagné du formulaire de rétractation. À défaut de remise de ce formulaire, le délai de rétractation s'étend à douze mois.
C'est exactement la situation d'un artisan qui fait signer son devis sur le coin de la table après la visite technique. Le document doit alors comporter le bordereau de rétractation, que le bon de commande soit intitulé devis ou autrement.
Les travaux de rénovation énergétique relèvent de règles propres, avec des mentions supplémentaires détaillées dans les 47 mentions obligatoires d'un devis artisan.
Côté achat, l'objectif est différent : il s'agit de pouvoir rapprocher plus tard la facture du négoce de ce que vous aviez commandé et de ce qui a été livré. C'est ce rapprochement à trois documents, commande, livraison, facture, qui permet de détecter les écarts de prix et les quantités livrées en trop.
Pour que ce contrôle soit possible, il faut porter la référence du chantier sur chaque commande et garder ensemble la commande, le bon de livraison signé et la facture du négoce, en vérifiant les trois avant de payer. Le rôle exact du bon de livraison dans cette chaîne est détaillé dans notre article sur le bon de livraison.
Ce rapprochement est aussi ce que l'administration appelle la piste d'audit fiable, dont le principe est expliqué dans le guide sur la dématérialisation des factures.
Dix ans à compter de la clôture de l'exercice comptable. L'article L.123-22 du code de commerce impose cette durée aux pièces justificatives, ce qui couvre les bons de commande comme les bons de livraison et les factures.
Sur le plan fiscal, le délai de reprise de l'administration est plus court, mais il n'y a aucun intérêt à distinguer : la durée à retenir reste dix ans. Un point pratique compte davantage que le principe : un bon de commande papier signé chez le client, glissé dans la boîte à gants, n'existe plus au bout de trois mois. Photographier le document signé et le classer dans le dossier du chantier le jour même règle 90 % du problème.
Pour la plupart des artisans, la réponse honnête est non, parce qu'il n'y a pas de flux de commandes distinct à gérer. Ce qu'il faut, c'est produire vite un document chiffré, précis et conforme, le faire signer, et le retrouver.
C'est exactement ce que fait un logiciel de devis. Sur Chantiq, vous décrivez le chantier en une phrase, à l'écrit ou au vocal, et le devis se construit avec les lignes, les unités, les taux de TVA et les mentions légales. Le client le signe en ligne depuis son téléphone, et la facture se génère depuis le devis signé sans ressaisie. Le document signé vit dans le projet, avec les photos et les échanges, ce qui règle la question du classement.
Si votre besoin est de sortir des bons de commande à la main de temps en temps, une trame bureautique suffit. Les modèles et leurs limites sont couverts dans l'article sur les modèles de bon de commande et de bon de livraison sur Excel et Word. Si votre besoin est de chiffrer et facturer des chantiers, le comparatif des outils est dans le comparatif des logiciels de devis-facture BTP.
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C'est le document par lequel un client confirme par écrit qu'il commande une prestation ou une fourniture, aux conditions décrites. Il matérialise l'accord des deux parties sur l'objet, le prix et les délais. Dans le bâtiment, ce rôle est le plus souvent joué par le devis signé du client, qui contient déjà tout ce qu'un bon de commande contiendrait.
Aucun texte n'impose de bon de commande en tant que tel. Ce qui est imposé, c'est l'écrit : un devis dès 150 € TTC pour le dépannage, la réparation et l'entretien, et un contrat écrit remis au client pour tout chantier signé à son domicile. Le bon de commande est l'une des formes possibles de cet écrit, pas une obligation distincte.
Les mentions d'identification de l'entreprise prévues aux articles R.123-237 et R.123-238 du code de commerce (raison sociale, forme juridique, adresse, numéro SIREN, mention RCS suivie de la ville du greffe), l'identité du client, un numéro, une date, le détail chiffré de la commande avec les quantités, les prix unitaires HT et les taux de TVA, les totaux HT et TTC, le délai et les conditions de paiement.
Oui. Une fois signé par les deux parties, il forme un contrat : il engage le client à payer et l'entreprise à exécuter aux conditions décrites. C'est pour cela que la précision du descriptif compte autant que le prix. Un bon de commande vague se retourne contre celui qui l'a rédigé le jour où le périmètre est contesté.
Dans la très grande majorité des chantiers, non. Un devis signé avec la mention manuscrite d'acceptation et la date remplit exactement la même fonction. Le bon de commande redevient utile quand c'est le client qui l'impose, typiquement une entreprise générale, un bailleur social ou une collectivité qui travaillent par commandes numérotées.
Dix ans à compter de la clôture de l'exercice, comme toute pièce justificative comptable, en application de l'article L.123-22 du code de commerce. C'est la durée qui compte aussi pour les bons de livraison, les devis signés et les factures correspondantes.
Le bon de commande intervient avant : il enregistre ce qui est commandé. Le bon de livraison intervient à la remise des marchandises ou à la fin de l'intervention : il constate ce qui a effectivement été livré ou posé. L'un fixe l'engagement, l'autre prouve l'exécution.
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