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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
La facture d'acompte formalise le paiement partiel versé par le client avant les travaux. Elle a ses mentions propres, la TVA y est exigible, et son montant se déduit de la facture de solde. La méthode complète, étape par étape.

Vous décrochez un chantier, le client accepte le devis et vous verse 30 % à la commande (quel pourcentage d'acompte demander ?). Ce premier encaissement n'est pas un simple « à-valoir » qu'on note sur un coin de carnet : il déclenche une obligation comptable et fiscale précise, la facture d'acompte. Mal gérée, elle crée des erreurs de TVA et des totaux qui ne tombent pas juste sur la facture finale. Bien gérée, elle sécurise votre trésorerie dès le début du chantier.
Réponse rapide
Une facture d'acompte se rédige comme une facture classique (numéro, date, SIRET, référence au devis) en portant la mention « facture d'acompte », le montant versé en HT, la TVA au taux applicable et le montant TTC. La TVA est exigible dès l'encaissement. Le montant de l'acompte est ensuite déduit de la facture de solde, à la fin du chantier.
Une facture d'acompte formalise un paiement partiel encaissé avant la fin des travaux, généralement à la commande. Dès qu'un client verse une somme à l'avance, vous êtes tenu d'émettre cette facture : elle prouve l'encaissement, déclenche la TVA et ouvre la trace comptable de l'opération.
Elle intervient dans le cycle habituel d'un chantier : devis signé → facture(s) d'acompte → facture de solde. Sur le fond, elle se rédige comme n'importe quelle facture : la méthode générale pour faire une facture reste valable. Pour la vue d'ensemble de ce parcours, voir le cycle de vie d'un projet.
Une facture d'acompte reprend les mentions d'une facture classique, avec quelques spécificités :
Comme pour tout document commercial, une mention manquante fragilise la facture. Vérifiez d'abord la liste complète des mentions obligatoires d'une facture d'artisan, puis les règles propres au document d'origine dans notre guide des mentions obligatoires du devis.
Un artisan me racontait un chantier à 10 000 € : 30 % demandés à la commande, soit 3 000 €. Rien d'exceptionnel, mais c'est ce montant qui lui a permis de commander le matériel sans avancer sa propre tréso.
Oui, et c'est l'erreur la plus fréquente. Pour les prestations de travaux, la TVA devient exigible dès l'encaissement de l'acompte, pas à la fin du chantier.
Conséquence pratique : la facture d'acompte doit faire apparaître la TVA au taux applicable au chantier (5,5 %, 10 % ou 20 %), et ce montant est à déclarer sur la période de l'encaissement. Si le chantier mélange plusieurs taux, l'acompte est en principe ventilé selon les mêmes taux. Pour choisir le bon taux, voir les 3 taux de TVA et le guide TVA travaux 2026.
Exception à connaître : un auto-entrepreneur en franchise en base de TVA ne facture pas de TVA du tout, ni sur l'acompte ni sur le solde. Voir notre guide devis auto-entrepreneur pour les seuils et la mention à porter sur le devis et les factures.
Notre avis
Un artisan me disait que l'erreur la plus fréquente, c'est d'oublier que la TVA sur l'acompte est due tout de suite, pas à la fin du chantier et beaucoup la déclarent en même temps que le solde, et du coup se retrouvent en décalage lors d'un contrôle.
À la fin du chantier, la facture de solde :
La règle d'or : la somme de toutes les factures (acomptes + solde) doit correspondre exactement au total du chantier, TVA comprise. Un écart signale une erreur de saisie ou de taux.
| Étape | Document | Montant TTC |
|---|---|---|
| Commande | Facture d'acompte (30 %) | 3 000 € |
| Avancement | Facture d'acompte (30 %) | 3 000 € |
| Livraison | Facture de solde (total 10 000 € − 6 000 € d'acomptes) | 4 000 € |
Aucun pourcentage n'est imposé par la loi : l'acompte se négocie et s'inscrit dans les conditions de paiement du devis. Dans le bâtiment, 30 % à la commande est une pratique répandue, éventuellement complétée par des versements intermédiaires selon l'avancement, le solde étant réglé à la livraison.
Ces versements intermédiaires portent un nom et obéissent à une logique différente de celle de l'acompte : ce sont des situations de travaux, calculées sur l'avancement réellement constaté et non sur un pourcentage forfaitaire. Le calcul, le modèle de facture et la clause à prévoir au devis sont détaillés dans notre guide sur la situation de travaux et la facture d'avancement.
L'essentiel est que ces conditions figurent dès le devis : le client sait à quoi s'attendre, et vous sécurisez votre trésorerie sans surprise. C'est l'une des mentions à cadrer en amont, voir comment faire un devis. Attention aussi au vocabulaire employé : « acompte » et « arrhes » n'ont pas les mêmes conséquences si le client se désiste, la nuance est détaillée dans peut-on annuler un devis signé.
Si l'acompte facturé se révèle finalement supérieur au montant réellement dû (chantier moins cher que prévu, prestation annulée), ce n'est pas la facture de solde qu'il faut bricoler pour rattraper l'écart : c'est un avoir qu'il faut émettre, comme expliqué dans notre guide sur la facture d'avoir, corriger un trop-perçu d'acompte.
Faire ces calculs à la main (ventiler la TVA de l'acompte, la déduire du solde, vérifier que tout retombe juste) est la principale source d'erreurs comptables des artisans. L'automatiser supprime le risque.
Dans Chantiq, une fois le devis accepté, la facture se génère directement depuis le devis : acomptes et solde reprennent automatiquement les bons taux de TVA et se déduisent correctement, pour des totaux qui tombent juste à chaque fois. L'ensemble reste exportable pour votre comptabilité (FEC).
Si le solde tarde malgré tout à rentrer, la marche à suivre est détaillée dans notre guide sur la relance d'une facture impayée, avec les modèles de lettre et de mail de relance prêts à copier.
Oui dès qu'un acompte est encaissé. À partir du moment où le client verse une somme avant la livraison des travaux, l'artisan doit émettre une facture d'acompte. Elle matérialise l'encaissement, déclenche l'exigibilité de la TVA et ouvre la trace comptable de l'opération. Un simple reçu ne suffit pas.
Une facture d'acompte reprend les mentions d'une facture classique : numéro unique, date d'émission, coordonnées et SIRET de l'artisan, coordonnées du client, référence au devis, montant de l'acompte en HT, taux et montant de TVA, montant TTC. Elle doit porter explicitement la mention « facture d'acompte » et rappeler le montant total du chantier.
Oui. Pour les prestations de travaux, la TVA devient exigible dès l'encaissement de l'acompte. La facture d'acompte doit donc faire apparaître la TVA au taux applicable (5,5 %, 10 % ou 20 %), et ce montant est à déclarer sur la période de l'encaissement, pas à la fin du chantier.
La facture de solde reprend le montant total des travaux, puis déduit le ou les acomptes déjà facturés, en rappelant leurs numéros et dates. Le client ne paie ainsi que le solde restant. La somme de la ou des factures d'acompte et de la facture de solde doit correspondre exactement au total du chantier.
Il n'existe pas de taux légal imposé : l'acompte se négocie et s'inscrit dans les conditions de paiement du devis. Dans le bâtiment, 30 % à la commande est une pratique courante, parfois complétée par un ou plusieurs versements intermédiaires selon l'avancement, le solde étant réglé à la livraison.
Oui. Un chantier peut donner lieu à plusieurs acomptes (à la commande, puis à des étapes d'avancement), chacun faisant l'objet de sa propre facture d'acompte numérotée. La facture de solde déduit alors l'ensemble des acomptes facturés pour ne laisser à payer que le reliquat.
Décrivez votre chantier par texte, voix ou photo. L'IA fait le reste.