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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
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Guides pratiques, conseils et actus pour les artisans du batiment. TVA, mentions legales, prix materiaux et bien plus.
Sur un dépannage, le bon d'intervention est ce qui reste quand le client conteste la facture trois semaines plus tard. Voici ce qu'il doit contenir pour tenir.

Le scénario est toujours le même. Intervention en urgence un vendredi soir, fuite réparée, joint changé, deux heures sur place. La facture part la semaine suivante. Trois semaines plus tard, le client conteste : il n'y avait pas deux heures de travail, la pièce était bien moins chère que ça, et de toute façon personne ne lui avait annoncé ce prix.
Sans document signé sur place, cette discussion se règle à la parole contre parole, et l'artisan la perd souvent. Le bon d'intervention n'est obligatoire nulle part. Il a juste le mérite de fermer la discussion avant qu'elle ne commence, ce qui en fait un des rares papiers administratifs qui se paient tout seuls.
Réponse rapide
Le bon d'intervention constate ce qui a été fait sur place : problème constaté, travaux réalisés, pièces posées, heures d'arrivée et de départ, réserves éventuelles, signature du client. Aucun texte ne l'impose, mais il vaut preuve d'exécution. Il ne remplace ni le devis, obligatoire dès 150 € TTC en dépannage, ni la facture, qui seule constate la créance.
Dans les faits, très peu. Les deux expressions désignent le document rempli lors d'une intervention chez un client, et beaucoup d'entreprises les emploient indifféremment.
Quand une distinction est faite, elle suit le sens de circulation du document :
Sur un dépannage courant, le même feuillet joue les deux rôles : le haut est prérempli au départ, le bas est complété à la fin et signé. Les termes voisins que vous croiserez, rapport d'intervention, ordre de réparation, bon de travaux, désignent la même chose avec un vocabulaire de métier différent.
| Bloc | Contenu | Pourquoi il compte |
|---|---|---|
| Entreprise | Raison sociale, adresse, SIREN, mention RCS, téléphone | Obligation applicable à tout document d'affaires (art. R.123-237 du code de commerce) |
| Client | Nom, adresse de l'intervention, téléphone | Identifie sans ambiguïté le lieu concerné |
| Document | Numéro, date | Permet de retrouver la trace et de la rapprocher de la facture |
| Horaires | Heure d'arrivée, heure de départ, temps de déplacement | Justifie le temps facturé, poste le plus contesté |
| Constat | Description du problème tel que trouvé sur place | Sépare ce qui existait de ce que vous avez fait |
| Travaux | Détail des opérations réalisées | Base de la facture, et preuve du service rendu |
| Pièces | Désignation, référence, quantité | Évite la contestation sur les fournitures |
| Reste à faire | Points non traités, matériel à commander | Protège quand le client attend un chantier terminé |
| Réserves | Zone libre | Trace les désaccords au moment où ils naissent |
| Signature | Nom en clair et signature du client, date | Ferme la discussion sur l'exécution |
Deux lignes de ce tableau font la différence entre un document utile et un document décoratif.
Le constat initial est presque toujours laissé vide, parce qu'il n'a l'air de servir à rien sur le moment. Écrire « ballon d'eau chaude fuyant au niveau du groupe de sécurité, traces de corrosion anciennes sur le raccord » prend trente secondes et vous protège le jour où le client attribue à votre intervention un désordre qui existait avant.
Le reste à faire protège de la situation inverse. Un client considère que le chantier est terminé quand vous repartez. Noter qu'une pièce est en commande et que le remontage est prévu à une date donnée évite qu'il facture votre retard comme un abandon.
Non. Aucun texte n'impose ce document sous ce nom.
Ce qui est imposé, en revanche, encadre étroitement les interventions de dépannage. L'arrêté du 24 janvier 2017 relatif à la publicité des prix des prestations de dépannage, de réparation et d'entretien dans le bâtiment et l'équipement de la maison prévoit :
Le seuil de 150 € TTC et les autres cas où le devis devient obligatoire sont détaillés dans devis obligatoire à partir de quel montant.
Le bon d'intervention ne vous dispense donc d'aucune de ces obligations. Il vient en plus, comme preuve de ce qui a été exécuté. Un artisan qui repart avec une fiche signée mais qui n'a jamais établi de devis reste en infraction sur le dépannage à plus de 150 €.
Elle vaut reconnaissance de l'exécution. Un client qui a signé un document listant les travaux réalisés et les pièces posées peut difficilement soutenir ensuite que rien n'a été fait, ou qu'une pièce n'a pas été changée.
Ce qu'elle ne fait pas, en revanche, mérite d'être posé clairement. Une signature sur un bon d'intervention qui ne comporte aucun montant ne vaut pas acceptation du prix. Le client peut reconnaître le travail et contester la facture. D'où l'intérêt de faire figurer sur le document soit le numéro et le montant du devis accepté, soit l'estimation validée sur place avant d'engager les travaux.
Deux précautions renforcent nettement la valeur du document : faire écrire le nom en clair à côté de la signature, et dater. Une signature isolée d'un locataire, d'un gardien ou d'un enfant présent au domicile n'engage pas le propriétaire de la même manière.
Un bon d'intervention rempli sur place contient déjà tout ce qu'il faut pour facturer : le temps passé, les pièces, le déplacement. Pourtant la facture est réécrite le soir ou le samedi matin, à partir d'un feuillet froissé, avec les erreurs qu'on imagine. Sur dix interventions par semaine, le poste représente plusieurs heures par mois, pour un travail à valeur nulle.
| Étape | Sur papier | Depuis un outil |
|---|---|---|
| Remplir sur place | Manuscrit, illisible le soir | Saisie ou dictée sur le téléphone |
| Faire signer | Sur le feuillet, un exemplaire pour le client | Signature à l'écran ou lien envoyé |
| Retrouver le document | Selon le classement | Rattaché au projet du client |
| Établir la facture | Ressaisie complète | Reprise des lignes |
| Relancer si impayé | À la main | Relance déclenchée |
Sur Chantiq, une intervention se décrit en une phrase, à l'écrit ou au vocal depuis le chantier, et le devis ou la facture se construit avec les lignes, les unités, le bon taux de TVA et les mentions légales. Le client signe en ligne depuis son téléphone, et la facture se génère depuis le devis signé. Le document reste attaché au projet, avec les photos prises sur place.
Une précision honnête : Chantiq ne produit pas de bon d'intervention distinct, avec ordre de mission et planning technicien. Si vous gérez une équipe de dépanneurs avec des tournées à répartir, c'est un logiciel de gestion d'interventions qu'il vous faut, et la frontière entre les deux familles d'outils est détaillée dans l'article sur le logiciel de gestion de chantier.
Les trames circulant sur le web sont pour la plupart issues de la maintenance industrielle : elles comportent des champs de GMAO, un code équipement, un type de panne codifié, et rien sur la TVA ni sur le déplacement. Elles se remplissent mal pour un plombier ou un électricien.
Une trame utile pour le bâtiment tient sur une page et suit l'ordre chronologique de l'intervention : qui, où, quand, ce qui a été trouvé, ce qui a été fait, ce qui a été posé, ce qui reste, signature. Les versions Excel, Word et PDF, avec leurs limites respectives, sont traitées dans l'article sur les modèles de bon de commande et de bon de livraison sur Excel et Word, qui couvre la même famille de documents.
Pour un chantier suivi dans la durée plutôt qu'une intervention ponctuelle, le document adapté n'est pas le bon d'intervention mais le compte rendu de chantier, dont la logique est différente.
Dix ans à compter de la clôture de l'exercice, comme toute pièce justificative comptable, en application de l'article L.123-22 du code de commerce.
Une raison propre au bâtiment justifie de ne pas prendre cette durée à la légère. Vos garanties légales courent après la réception : deux ans pour la garantie biennale, dix ans pour la garantie décennale. Le jour où un désordre est invoqué sur une installation que vous avez seulement dépannée il y a six ans, le document qui décrit précisément ce que vous avez fait, et ce que vous n'avez pas fait, devient la pièce la plus utile de votre dossier.
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Les deux termes désignent le même document dans la pratique. Le bon d'intervention désigne plutôt l'ordre de mission envoyé au technicien avant l'intervention, la fiche d'intervention plutôt le compte rendu rempli sur place et signé par le client. Beaucoup d'entreprises utilisent un document unique qui joue les deux rôles.
Non, aucun texte ne l'impose. Ce qui est obligatoire pour le dépannage, la réparation et l'entretien du bâtiment, c'est un devis détaillé dès 150 € TTC avant l'intervention, en application de l'arrêté du 24 janvier 2017, ainsi qu'une note remise gratuitement au client s'il la demande. Le bon d'intervention est un outil de preuve, pas une obligation légale.
L'identification de l'entreprise avec son SIREN, celle du client, l'adresse et la date de l'intervention, les heures d'arrivée et de départ, la description du problème constaté, le détail des travaux réalisés, la liste des pièces posées avec leurs références, les éventuelles réserves, et la signature du client avec son nom en clair.
Oui. Elle vaut reconnaissance que l'intervention a eu lieu et que le travail décrit a été réalisé. C'est ce qui rend la contestation ultérieure beaucoup plus difficile. Elle ne vaut pas acceptation du prix si aucun montant ne figure sur le document, d'où l'intérêt d'y faire apparaître au moins le devis ou l'estimation convenue.
Non. Il ne porte pas les mentions obligatoires d'une facture et ne peut pas servir de pièce justificative comptable. Il constate l'exécution, la facture constate la créance. En revanche, un bon d'intervention détaillé permet d'établir la facture sans rien oublier, ce qui est son principal intérêt en fin de journée.
Deux voies existent : la signature sur l'écran du téléphone ou de la tablette au moment de quitter le chantier, et l'envoi d'un lien de signature électronique au client, utile quand personne n'est présent sur place. Dans les deux cas, ce qui compte est de conserver la trace horodatée de la signature.
Cela dépend du volume. En dessous de quelques interventions par semaine, un carnet ou une trame PDF sur le téléphone suffisent. Au-delà, et surtout dès qu'un salarié intervient sans vous, la ressaisie du bon vers la facture devient le poste le plus coûteux, et c'est là qu'un outil se rentabilise.
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